Qui suis-je ?

Pourquoi écrire ?

Mon premier roman Les Yeux Noirs est sorti depuis deux mois, le deuxième tome est en chemin, mon manuscrit est envoyé et en attente de réponses. Certains diront que c’est déjà un accomplissement, mais ce que je ressens est que chaque étape est un nouveau défi.

Cependant, cela n’a jamais été aussi clair et précis depuis cette année que seule une vie tournée vers l’art pourra m’épanouir. Alors les doutes sont arrivés : comment y parvenir ? Que faire pour continuer à écrire, à créer ? En ce moment, la question est alors de comprendre dans quel but, dans quelles intentions je souhaite offrir mes modestes créations à un public, à vous.

Dans mes écrits, il est souvent question d’apprendre à se connaitre, d’aller à la découverte de soi, chercher son équilibre, dans la société, dans un couple, au sein d’une famille. Se connaitre et aussi s’accepter, pour pouvoir accepter les autres, s’ouvrir aux autres. Mes personnages ont tous un passé, des épreuves à surmonter, des difficultés, provenant de l’extérieur, mais aussi et avant tout, venant d’eux même. Ils sont en lutte, parfois contre un système géopolitique, parfois contre une société nocive et souvent, au point de départ, contre eux même. Le point culminant de mes histoires est alors ce moment de basculement dans cette lutte, le moment où mes personnages ne luttent plus contre les autres, contre eux-mêmes, mais pour eux même, pour un amour, pour un idéal, pour une famille, pour leurs places dans l’univers. Et cette lutte pour et non contre n’est possible que grâce à une seule chose. Ils ont ressenti.

Respirer, ressentir, aimer

Alors l’idée première n’est peut-être plus de se découvrir, n’est peut-être plus d’accepter son humanité, mais peut-être se réduit-elle à entendre, entendre et écouter ses émotions, les faire vivre, les partager. Car, même si tu ne te connais pas, même si tu ne t’acceptes pas, tu ressens, tu vis. Et c’est un cadeau, un enseignement, un échange pour toi et pour les autres. Alors dans une société de règles, de transactions et d’argent, qui nous apprends à aller contre les autres, à les surpasser, à être productif et mériter sa place, c’est peut-être ça que j’ai envie de dire : que nous n’avons rien à mériter, qu’il ne nous faut jamais oublier une vérité première : respirer, ressentir, aimer, car nous existons et nous vivons, qu’il n’y a pas d’autres moyens que de vivre, que d’écouter ses émotions, les vivre, les partager pour soi et pour les autres. Trouver sa place, serait-ce alors pouvoir s’autoriser à ressentir et le faire savoir ?

Et si c’était ça mon art ? Nous rappeler de ressentir, nous rappeler que nous sommes des êtres de chair et sensibilité ? Que nous pouvons, que nous avons le droit, d’être nous avant d’être quelqu’un ?

Jessy

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